Fin 2025, nous étions 9,1 millions. Un million de plus en douze ans. À ce rythme, le cap des 10 millions tombe avant qu’on ait eu le temps d’y réfléchir — et personne ne nous a demandé notre avis.
Regardez autour de vous. Les loyers qui explosent. Les trains bondés. Les bouchons aux heures de pointe. Les terres agricoles qu’on bétonne semaine après semaine. Chaque tranche de 100 000 habitants, c’est 45 000 logements à trouver, un hôpital de plus, des centaines de classes, des routes déjà saturées. On construit, on tasse, on bétonne — et la qualité de vie, elle, baisse.
Ce n’est pas contre qui que ce soit. C’est pour quelque chose : une Suisse qui reste vivable, une nature qu’on ne dilapide pas, des infrastructures qui tiennent la charge. La durabilité, ce n’est pas qu’une affaire de CO₂. C’est aussi le nombre de gens qu’un pays peut accueillir sans se défaire.
Voter OUI le 14 juin, ce n’est pas fermer la porte. C’est reprendre le volant — décider nous-mêmes du rythme, au lieu de le subir. On le doit à la génération suivante : lui laisser un pays, pas un chantier permanent.
Le 14 juin : OUI à une croissance maîtrisée. OUI à la durabilité.
