29 mai 2026
Chaque fois que je défends l’initiative pour la durabilité, on me ressort le même trio. Alors mettons les choses à plat.
« Aucun pays au monde n’a de plafond démographique. »
Et alors ? Aucun pays n’avait de frein à l’endettement dans sa Constitution avant que la Suisse ne l’invente — et aujourd’hui le monde entier nous l’envie. Être les premiers ne veut pas dire avoir tort. Ça veut dire avoir le courage de regarder un problème en face pendant que les autres le subissent.
« Ça ferait tomber les accords bilatéraux. »
C’est un épouvantail. L’initiative demande d’abord de renégocier et d’activer des clauses de sauvegarde. La dénonciation n’arrive qu’en dernier recours, si rien ne bouge. Et on négocie toujours mieux avec une position ferme qu’à genoux. L’idée qu’on ne pourrait jamais rien renégocier avec Bruxelles, c’est de la résignation, pas un argument.
« L’économie a besoin de main-d’œuvre étrangère. »
Maîtriser n’est pas supprimer. On parle d’un plafond à 10 millions, pas de zéro immigration. Mais réfléchissez : chaque travailleur qu’on fait venir a lui aussi besoin d’un logement, d’une place à l’école pour ses enfants, d’un médecin, de transports. Une croissance qui carbure à l’import permanent de bras, c’est un serpent qui se mord la queue. À un moment, on forme les nôtres, on investit dans la productivité — ou on court derrière sa propre croissance pour toujours.
Le vrai choix du 14 juin n’est pas « ouverts contre fermés ». C’est : qui décide du rythme ? Nous, ou le hasard du marché ?
Moi, j’ai choisi. OUI le 14 juin.
