69 ans. à la retraite. Dix mille francs d’impôts par an. Et j’ai choisi de continuer à travailler.
Pas parce que j’en ai besoin. Parce que c’est mon droit.
J’ai construit ce que j’ai seul. Pierre par pierre. Sans aide, sans filet. Et aujourd’hui on ose appeler ça « l’héritage» — comme si ça ne m’appartenait déjà plus. Comme si j’étais juste le gardien temporaire d’un bien qui attend ses vrais propriétaires.
Connerie.
Je n’ai de comptes à rendre à personne. Surtout pas à ceux qui n’ont jamais posé une seule brique.
L’héritage, c’est ce qu’on laisse quand on est prêt à le laisser. Pas quand les autres sont prêts à le recevoir.
Je suis pas prêt...
