ÉPITAPHE DU BOUCHON LIBRE

Ci-gît le Bouchon Libre 3 juillet 2024 — assassiné par décret

Né pour se dévisser, vivre sa vie, rouler sous l’évier et se faire retrouver trois semaines plus tard derrière le grille-pain. Une directive bruxelloise l’a condamné à perpétuité : attaché au goulot, pendu, en laisse, pour le bien de l’humanité et la tranquillité d’esprit du fonctionnaire.

On l’a sauvé de lui-même, paraît-il. Il n’avait rien demandé.

Repose en paix de l’autre côté de la frontière.

Car ici, chez Valser, en Suisse, ton cousin se dévisse encore, franc, détaché, libre de ses mouvements, et ne rend de comptes à aucune annexe technique.

Vive nous. Vive le bouchon qui tombe par terre quand il en a envie.