Le salaire minimum, grand mensonge du siècle !

On nous la ressort à chaque élection, à chaque débat de salon : augmentons les salaires du bas de l’échelle et tout ira mieux ! Belle intention. Résultat désastreux.

L’effet boule de neige, personne n’en parle. Quand le salaire minimum monte, le patron de la boulangerie répercute sur le prix du pain. Le garagiste sur la facture de révision. Le maraîcher sur les légumes. Et à la fin du compte, qui trinque ? Exactement les mêmes personnes qu’on prétendait aider. Le pouvoir d’achat, lui, n’a pas bougé d’un centime.

Ce n’est pas de l’économie, c’est de la prestidigitation. On agite le billet de gauche à droite, et hop — la misère a l’air de disparaître. Mais elle est toujours là, bien planquée derrière la hausse des loyers, des denrées, des services. Le précaire reste précaire, juste avec un ticket de caisse plus long.

Quant à l’aide sociale présentée comme filet de sécurité — c’est un filet troué. Elle crée une dépendance, décourage le retour à l’emploi dès lors que travailler rapporte à peine plus que de rester chez soi. On appelle ça un système solidaire. Moi j’appelle ça une trappe à pauvreté institutionnalisée.

La vraie question qu’on refuse de poser : pourquoi les coûts de la vie augmentent-ils plus vite que n’importe quel salaire ? Parce qu’on injecte de l’argent artificiel dans un système sans régler les causes profondes — fiscalité étouffante, bureaucratie obèse, charges patronales qui découragent l’embauche.

Le salaire minimum ne réduit pas la précarité. Il la déplace, l’habille différemment et permet aux politiques de se féliciter devant les caméras.

Pendant ce temps, le citoyen ordinaire, lui, fait ses comptes.


Charlo — Mossel, Fribourg