On reconstruit ce qu’on vient de remplacer. On répare, puis on redémolit. Les chantiers sont perpétuels, le béton coule à flots, et l’automobiliste paie deux fois : à la pompe, avec les taxes sur les carburants, et avec ses nerfs.
Et quand, par miracle, on atteint 5 km de route libre, hop : on fauche les talus. Donc limitation de vitesse, voie rétrécie, ouvriers au bord de la chaussée. Il fallait bien que quelqu’un coupe l’herbe pile au moment où on respirait enfin.
Ensuite viennent les potences, plantées tous les 10 km pour nous rappeler de rouler à droite. Des millions dépensés pour rien : je ne suis pas en Angleterre. Les seuls qui roulent à gauche sont les imbéciles (et ils courent nos autoroutes, certes !). Résultat : certains freinent pour tout lire, et la circulation ralentit. Une signalisation qui provoque des ralentissements, cherchez l’erreur.
Même punition avec les nouvelles bornes électroniques déplaçables : on n’a pas le temps de tout lire, alors certains freinent encore. On dépense des fortunes pour ralentir ceux qu’on prétend fluidifier.
Et la BAU n’est qu’un exemple de ce qui se fait. L’annonce « plus de BAU » avant la sortie Blécherette, c’est signaler une chose qui n’existe plus. On balise, on affiche, on panneaute, et on ne résout rien.
Pauvres automobilistes, je vous plains. Moi, j’essaie de prendre le train, en espérant que ce ne soient pas les mêmes responsables et décideurs qui s’occupent des voies.