Mémo : la galette qui se vend par ce qu’elle n’a pas …

Passons l’étiquette au crible :

• Végan + sans lactose : un produit sans aucune trace animale qui se vante de ne pas contenir de lait. Bravo, l’eau aussi.

• Sans gluten : du riz et du maïs. Ils n’en ont jamais eu. C’est comme certifier une carotte « sans plomb ».

• Riche en fibres : c’est de la céréale soufflée, avec un peu de betterave pour la couleur et l’argument.

Trois logos pour dire trois fois la même chose : rien. Mais ça remplit le paquet, et ça permet de vendre au prix fort un produit qui ne coûte presque rien à fabriquer.

Le fond du problème : l’industrie n’a plus rien à inventer, alors elle invente des peurs. Elle nous vend l’absence : « sans ci, sans ça », comme si notre assiette était un champ de mines et qu’il fallait un label pour y marcher. Résultat, un aliment normal, que l’humanité mange depuis toujours, devient suspect s’il ne porte pas sa petite médaille.

Que les personnes cœliaques ou vraiment intolérantes soient informées, c’est légitime, et c’est même nécessaire. Mais transformer leur besoin réel en argument marketing pour tout le monde, c’est du détournement.

Ma règle à moi : un produit qui a besoin de trois pictogrammes pour se justifier n’a rien à dire sur son goût. Je préfère ce que la terre donne, peu transformé, avec des ingrédients que je reconnais. Et un adulte responsable n’a pas besoin qu’on lui explique que le riz ne contient pas de lait.

La galette n’est peut-être pas mauvaise, mais son emballage se fiche de nous.

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