Une idée me trotte dans la tête : l’IA devrait rester un simple support pour les choses courantes de la vie. Un mode d’emploi, une recette de cuisine, une inscription à une course à pied, des idées de lieux à visiter en Suisse, une aide à la correction d’orthographe, la rédaction de paperasserie administrative, un renseignement ponctuel.
Mais à l’usage, il faut quand même un minimum de connaissances et de jugeote pour s’en servir, car ses réponses ne sont pas toutes fiables. Il est donc très facile de se faire tromper.
Je la perçois un peu comme ces influenceurs qui nous disent ce qu’il faut avoir pour être heureux, et surtout ce qu’il faut acheter. Elle parle avec assurance, mais l’assurance n’est pas la vérité.
L’IA se trompe, et elle fait perdre un temps précieux. Elle se trompera toujours, parce que ses informations et son entraînement sont en partie faux, et qu’elle est incapable de trier le vrai du faux. C’est un outil dangereux pour celui qui se laisserait guider uniquement par ses réponses.
Car non, l’IA n’est pas intelligente. Elle répète ce qu’elle a emmagasiné et le redistribue en fonction des demandes. Elle ne comprend pas, elle ne juge pas, elle ne vérifie pas.
Alors, que gagne l’homme avec un tel outil ? À mes yeux, il a beaucoup à perdre et peu à gagner, surtout s’il cesse de réfléchir par lui-même.
Je veux donc mettre en garde les jeunes qui croiraient pouvoir se passer d’apprendre sous prétexte que l’IA réglera leurs soucis à leur place. Apprendre d’abord, se servir de l’outil ensuite, et toujours vérifier : voilà la seule façon de ne pas se laisser mener par le bout du nez.
