Infomaniak fait ce qu’aucun patron de la tech n’ose faire.Et ça fait mal aux autres.

Pendant que Zuckerberg rachète, qu’Amazon avale, que Microsoft digère et que Google surveille chacun de tes clics, un type à Genève fait l’exact opposé. Et il a blindé sa décision pour qu’elle soit irréversible.

Boris Siegenthaler, fondateur d’Infomaniak, vient de faire quelque chose d’impensable dans le monde de la tech : il a transféré la majorité des droits de vote de son entreprise à une fondation suisse d’utilité publique. Un geste irrévocable, rare en Europe, qui place la boîte hors de portée de tout rachat et grave son ADN dans le marbre.

« Il ne peut plus vendre. Même s’il le voulait.
Même si Google lui offrait un milliard demain matin. »

C’est une première dans le cloud souverain européen. Cette gouvernance s’inscrit dans la tradition des entreprises protégées par une fondation actionnaire — Pierre Fabre, Bosch, Carl Zeiss — appliquée pour la première fois à l’hébergement de données. Pendant des années, on a vu des boîtes européennes promettre l’indépendance et la souveraineté numérique. Puis elles ont pris le chèque et disparu dans le ventre d’un géant américain.

Ce qui rend ce geste encore plus frappant : 36 collaborateurs ont voté pour, à l’unanimité. 36 personnes ont accepté de réduire leurs droits de vote et de renoncer à s’enrichir.Dans un monde où tout le monde court après la sortie boursière, c’est proprement stupéfiant.

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Soyons honnêtes, Infomaniak n’est pas un saint. L’entreprise a été critiquée dans le passé pour des prises de position ambiguës sur l’anonymat en ligne. Le bilan n’est pas immaculé. Personne ne l’est.

Ce qui change aujourd’hui, c’est la structure. Ce n’est plus une promesse de patron. C’est du béton juridique.