Présentation du roman

POUR EN SAVOIR PLUS

La présentation
du roman.

Un matin de mai, les graines cessent de germer. Six mois plus tard, il ne reste presque plus personne pour les replanter.

Quelque part sur le Plateau suisse, un matin de mai, une jeune agronome se penche sur sa serre. Trois semaines après les semis, ses tomates anciennes — des Beromünster sauvegardées par ProSpecieRara — n’ont pas levé. À Romont, à Payerne, à Avenches, dans l’Emmental, en Valais, au Tessin, c’est partout pareil. Et bientôt, on apprend que le phénomène est mondial.

Les graines, simplement, refusent de germer.

En quelques semaines, la Suisse bascule. Les rayons des Migros et des Coop se vident, les prix s’envolent, les émeutes éclatent à Bulle, Lausanne, Genève, Zurich. Le Conseil fédéral réquisitionne les stocks de Réserve Suisse, suspend la démocratie directe, mobilise l’armée. Mais aucune mesure ne peut compenser ce qui se passe vraiment : un pacte ancestral entre l’humanité et la terre vient de se briser.

Maya Rouiller, 28 ans, fille et petite-fille de paysans fribourgeois, voit sa ferme pillée et son grand-père abattu. Elle s’enfuit vers le sud avec un sachet de graines anciennes — sept générations de sélection paysanne — cousu dans la doublure de sa veste. Sa route croisera celle de Claire l’infirmière fribourgeoise, de Théo le jeune Vaudois traumatisé, de Marc le forestier taiseux, et surtout d’Antoine Magnin, ancien chercheur de l’EPFL persuadé d’avoir percé le secret du silence des graines.

Du Gibloux aux Mosses, des vignes du Lavaux aux carrières du Bas-Valais, des camps de réfugiés de Riddes aux ruines fortifiées de Lausanne, ils traversent une Suisse défigurée par la famine et la violence. Mais ils portent en eux une découverte qui pourrait sauver ce qui reste : les graines ne sont pas mortes. Elles attendent. Elles attendent qu’on leur reparle. Qu’on les respecte. Qu’on rétablisse l’alliance oubliée.

Le Dernier Printemps est un thriller écologique enraciné dans la terre suisse — un livre sur l’effondrement, mais aussi sur ce qui peut renaître quand on apprend, enfin, à dire merci à la terre qui nous nourrit.

  • Les amoureux des thrillers écologiques.
  • Les lecteurs sensibles aux thématiques de souveraineté alimentaire, de semences paysannes et d’agroécologie.
  • Tous ceux qui ont déjà eu la main dans la terre et savent que cultiver, c’est aussi écouter.

La fragilité de la chaîne alimentaire helvétique. La perte de notre patrimoine semencier. Le rôle des coopératives — Migros, Coop, Fenaco — dans la standardisation de notre nourriture. La résistance discrète des associations comme ProSpecieRara, des petits semenciers comme Sativa ou Delley, des paysans qui refusent encore de signer des contrats avec les multinationales. Et au-delà, la question vertigineuse : que reste-t-il du lien entre l’homme moderne et la terre qui le porte ?

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— Charlo