J’en ai plein le cul de cette société où l’on privatise le plaisir et où l’on collectivise la facture.
Bouffe industrielle, alcool, clopes, drogues, achats compulsifs : chacun veut pouvoir se détruire librement, puis exige que les médecins, les psychologues et la collectivité ramassent les morceaux.
Se soigner n’est pas le problème. Le problème, c’est de refuser toute responsabilité.
La médecine doit soigner. Elle ne devrait pas devenir le service après-vente de toutes nos conneries volontaires.
Pendant ce temps, une armée d’influenceurs, de gourous et de vendeurs de vide explique comment vivre, manger, penser, respirer ou devenir riche. Ils créent des complexes, vendent des miracles et encaissent pendant que leurs abonnés avalent leurs foutaises.
Tout est devenu commerce : nos peurs, nos faiblesses, notre santé et même notre révolte.
Nous sommes entourés de publicitaires qui fabriquent des besoins, de manipulateurs qui fabriquent des idiots utiles et d’irresponsables convaincus que quelqu’un d’autre paiera toujours.
Eh bien non.
Être libre, ce n’est pas faire n’importe quoi et présenter ensuite l’addition aux autres. Être adulte, c’est aussi savoir dire : « C’est mauvais pour moi, donc je ne le fais pas. »
Aider ceux qui tombent, oui.
Financer éternellement ceux qui sautent volontairement dans le mur en nous faisant un doigt d’honneur, non.
Cette grande foire aux irresponsables, aux gourous de chiottes et aux marchands de conneries commence sérieusement à me faire chier.